Protection auditive pour la saison de chasse : ce que les chasseurs du Nord de l’Ontario doivent savoir
10 septembre 2026 | Non classifié(e)

La saison de chasse à l’arc bat déjà son plein dans la région de Timmins, et celle de la chasse au fusil ne tardera pas à suivre. La plupart des conseils que reçoivent les chasseurs avant de partir en forêt portent sur les précautions de sécurité habituelles : la manipulation des armes à feu, le port de vêtements orange vif et le fait d’informer quelqu’un de l’endroit où l’on se rend. La protection auditive est rarement mentionnée, ce qui est surprenant compte tenu des dommages considérables qu’un seul coup de feu peut causer.Bow season is already underway across the Timmins area, and rifle season isn’t far behind. Most of the advice hunters hear before heading into the bush focuses on the usual safety precautions: firearm handling, wearing orange blaze, and letting someone know where you’re going. Hearing protection rarely comes up, which is surprising given how much damage a single gunshot can cause.
Contrairement à l’exposition progressive au bruit qui s’accumule au fil des années dans une usine ou un atelier, un coup de feu peut causer des dommages auditifs permanents en un instant. Il s’agit également de l’un des risques les plus évitables en chasse, à condition de bien comprendre ce risque et de prendre les précautions adéquates.
À quel point un coup de feu est-il vraiment bruyant?
Beaucoup plus fort que ne le pensent la plupart des chasseurs. Le NIOSH et l’OSHA ont tous deux fixé la pression acoustique de crête à 140 décibels (dB) comme niveau maximal sécuritaire pour une exposition unique sans protection. Les armes à feu dépassent régulièrement cette limite de loin:
| Source sonore | Niveau de crête (dB) |
| Marteau-piqueur | Environ 110 |
| Sirène d’ambulance | Environ 120 |
| Limite d’exposition sécuritaire selon le NIOSH/OSHA | 140 |
| Carabine à percussion annulaire de calibre .22 | 140 à 150 |
| Fusil de chasse de calibre 12 | Environ 165 |
| Carabine de chasse à percussion centrale | 160 à 175 |
Comme l’échelle des décibels est logarithmique, l’écart entre ces chiffres est bien plus important qu’il n’y paraît. Chaque augmentation d’environ 3 dB double à peu près l’énergie sonore qui atteint l’oreille; ainsi, un fusil à 165 dB génère une énergie sonore bien supérieure à celle d’un marteau-piqueur à 110 dB.
Un seul coup de feu peut-il causer des dommages auditifs permanents?
Oui. C’est l’un des points les plus importants à comprendre, et c’est ce qui distingue les armes à feu de la plupart des autres sources de lésions auditives.
La plupart des pertes auditives d’origine sonore se développent progressivement, après des mois ou des années d’exposition répétée à des niveaux sonores élevés. Un coup de feu est différent. Comme l’impulsion atteint son pic en une fraction de seconde, elle peut submerger les mécanismes de protection naturels de l’oreille et endommager de façon permanente les cellules ciliées sensorielles de l’oreille interne. Un chasseur qui tire ne serait-ce qu’un seul coup sans protection auditive peut déjà avoir mis son audition en danger, qu’un deuxième coup suive ou non.
Les cellules ciliées ainsi endommagées ne se régénèrent pas. Il n’existe actuellement aucun traitement médical capable de restaurer l’audition perdue à la suite d’une exposition au bruit, ce qui explique précisément pourquoi la prévention est la seule véritable stratégie dans ce cas.
Quel type de protection auditive est réellement efficace pour la chasse?
À vrai dire, toutes les protections auditives ne sont pas aussi pratiques les unes que les autres sur le terrain, et la solution qui fonctionne le mieux dans un champ de tir intérieur n’est pas toujours celle que les chasseurs porteront réellement en pleine nature.
- Les bouchons en mousse standard sont peu coûteux et efficaces lorsqu’ils sont bien insérés, mais beaucoup de gens sous-estiment la profondeur à laquelle ils doivent être enfoncés pour offrir la protection nominale
- Les casques antibruit standard offrent une réduction efficace du bruit, mais peuvent être encombrants sous une casquette ou une capuche. Ils peuvent également glisser ou perdre leur étanchéité lorsqu’on lève le fusil à l’épaule
- Les bouchons d’oreille et les casques antibruit électroniques utilisent des microphones intégrés et un système de traitement pour amplifier les sons faibles, comme les pas, le craquement d’une branche ou la voix d’un partenaire de chasse, tout en se fermant automatiquement dès qu’ils détectent une impulsion sonore équivalente à celle d’un coup de fusil
- Les protections auditives moulées sur mesure sont fabriquées à partir d’une empreinte de votre oreille; elles s’ajustent donc parfaitement à chaque fois et restent en place tout au long d’une journée active, contrairement aux bouchons génériques
Une préoccupation courante chez les chasseurs qui ne portent pas de protection auditive est que les bouchons ou les casques d’oreille standard les empêchent d’entendre ce qui se passe autour d’eux. C’est une préoccupation légitime, et c’est précisément le problème que les protections électroniques et sur mesure sont conçues pour résoudre.
Des signes à surveiller
Après une journée sur le terrain, il est bon de prêter attention aux éléments suivants:
- Des bourdonnements ou des sifflements dans les oreilles qui persistent après avoir quitté le boisé
- Des sons qui semblent étouffés ou atténués, particulièrement dans une oreille si c’est celle la plus proche du canon
- Une difficulté à suivre la conversation au campement le soir même
Il est important de prendre au sérieux n’importe lequel de ces symptômes après une partie de chasse, plutôt que de les considérer comme une conséquence normale de la journée. Un examen auditif permet de détecter les changements dans votre audition et de servir de point de référence pour les saisons à venir.
Foire aux questions
À quel point un coup de feu est-il vraiment bruyant?
La plupart des carabines et des fusils de chasse à percussion centrale non équipés d’un silencieux produisent des niveaux sonores maximaux compris entre environ 155 et 175 décibels, selon le calibre, la longueur du canon et les munitions. Même une arme de calibre .22 à percussion annulaire dépasse généralement les 140 décibels. À titre de comparaison, un marteau-piqueur mesure environ 110 décibels et la sirène d’une ambulance, environ 120.
Un seul coup de feu peut-il causer des dommages auditifs permanents?
Oui. Le NIOSH et l’OSHA ont fixé à 140 décibels la pression acoustique maximale admissible pour une exposition ponctuelle sans protection, et presque toutes les armes à feu dépassent ce seuil lorsqu’elles ne sont pas équipées d’un silencieux. Contrairement à une exposition progressive au bruit qui s’accumule au fil des mois ou des années, un coup de feu peut causer des dommages instantanés et permanents aux cellules ciliées de l’oreille interne en un seul coup.
Quel type de protection auditive est réellement efficace pour la chasse?
Les bouchons en mousse et les casques antibruit standard réduisent considérablement le bruit, mais peuvent nuire à la capacité d’entendre la faune ou la voix d’un partenaire de chasse, ce qui explique pourquoi de nombreux chasseurs s’en passent. Les protections auditives moulées sur mesure, adaptées à votre conduit auditif, offrent une étanchéité plus constante, tandis que les modèles électroniques amplifient les sons faibles comme les pas tout en atténuant automatiquement l’impulsion d’un coup de feu.
Qu’est-ce qui est plus efficace pour la chasse : les casques antibruit ou les bouchons d’oreille?
Utilisés ensemble, ils offrent une meilleure protection que chacun pris séparément, une pratique parfois appelée « double protection », et cela est recommandé dans les environnements très bruyants comme un champ de tir intérieur. Sur le terrain, de nombreux chasseurs préfèrent les bouchons d’oreille électroniques ou les protections moulées sur mesure, car les protège-oreilles standard peuvent être encombrants sous une casquette ou une capuche et risquent de glisser lorsqu’on porte le fusil à l’épaule.
La perte auditive liée à la chasse est-elle couverte par une assurance?
La perte auditive liée à la chasse récréative n’est généralement pas couverte par l’assurance maladie provinciale ni par les régimes d’assurance-accidents du travail, puisqu’elle ne découle pas d’une activité professionnelle. Les chasseurs ne devraient pas présumer qu’une couverture s’applique et devraient s’informer directement auprès de leur audiologiste du coût d’une évaluation ou d’une protection auditive sur mesure.
Références
Les sources faisant autorité suivantes ont servi de base à cet article. Nous encourageons les lecteurs à les consulter directement pour obtenir des renseignements à jour.
- Institut national pour la sécurité et la santé au travail (NIOSH) — Prévention du bruit et de la perte auditive (https://www.cdc.gov/niosh/topics/noise/default.html)
- Gouvernement de l’Ontario — Résumé de la réglementation sur la chasse (https://www.ontario.ca/page/hunting-regulations-summary)
- Académie canadienne d’audiologie (https://canadianaudiology.ca/)
- Ordre des audiologistes et des orthophonistes de l’Ontario (CASLPO) (https://www.caslpo.com/)
